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CINE-CONFERENCES à la PHILHARMONIE

par Ollivier Pourriol

La musique joue un rôle très particulier dans le cinéma : maîtresse de la relation entre le temps et l'espace, elle rend sensibles des mondes parallèles, structure les tensions du scénario et donne à entendre l'irreprésentable. A l'appui de nombreux extraits cultes, les ciné-conférences d'Ollivier Pourriol proposent un regard croisé entre musique et image autour des thèmes des week-ends de la Philharmonie.

 

TARIF : 10 €

SALLE DE CONFERENCES 14H30

11 novembre 2017  

 Métamorphoses

Quand musique et cinéma combinent leurs puissances propres, ils deviennent capables ensemble d'exprimer toutes les métamorphoses possibles, les plus superficielles comme les plus profondes, les plus spectaculaires comme les plus intimes. De la simple transformation physique à la transfiguration morale, nous expérimenterons comment, à travers des extraits de films allant de X-Men au Parrain en passant par Le nouveau monde, le spectacle de la métamorphose, par nature contagieux, fait entrer ceux qui y assistent dans des devenirs imprévisibles.

 

9 décembre 2017 

 Révélations

 La musique nous apprend toujours quelque chose, mais dans cette langue secrète connue d'elle seule. Elle ne fait pas que manifester le caché, elle l'invente, nous révèle à nous-mêmes des sentiments que nous ne soupçonnions pas, et qui existent tant que résonne la musique. La musique joue un rôle capital dans cette équation délicate, et l'on verra comment, à travers des films comme Révélations, Gladiator ou Les chariots de feu, loin de se contenter d'accompagner les prises de conscience des personnages à l'écran, et de se réduire à une fonction illustrative redondante, elle creuse l'image pour l'amener à l'invisible et donner à la révélation son plein sens.

 

3 février 2018

Aux trousses d'Hitchcock

 Il disait filmer les scènes de crime comme des scènes d'amour, et les scènes d'amour comme des scènes de crime. De L'homme qui en savait trop à Sueurs froides en passant par Psychose, Hitchcock a inventé, avec la complicité de Bernard Hermann, sa "petite musique", ce style à la fois distancié, ironique et faussement superficiel qui en a fait le roi du suspense en même temps qu'un explorateur averti des zones obscures de la psyché humaine. Perfectionniste et manipulateur, il a autant joué avec son public qu'avec le cinéma lui-même. Et si la musique n'est pas toujours chez lui l'instrument du crime, elle l'accompagne à chaque fois comme son indéfectible complice. En nous appuyant, entre autres, sur ses entretiens avec François Truffaut, et évidemment sur ses films, nous tâcherons de saisir d'aussi près que possible la singularité de ce cinéaste qui se considérait d'abord comme un bon artisan.


24 mars 2018

Le cas Wagner

Le cinéma a hérité de lui l'ambition d'unifier tous les arts, et ne cesse de s'inspirer de lui, tant sur le plan musical que dramaturgique. Même quand il est traité ironiquement par des cinéastes comme Woody Allen, Wagner incarne une possibilité inscrite dans la nature même du cinéma, celle d'une immersion élémentaire, d'une abolition de la durée et d'une promesse onirique qui affirme la vérité de la fiction et du mythe. Nous suivrons le fil Wagner dans l'oeuvre de réalisateurs allant de Charlie Chaplin à Terrence Malick en passant par Francis Ford Coppola, en essayant de comprendre comment ses inventions (leitmotive, mélodie infinie...) ont été assimilées et déployées à l'échelle industrielle par le cinéma.

 

31 mars 2018

Bach d'abord!

 Bach, musicien de génie, est également l'inventeur d'une langue commune à tous les musiciens, qu'il a créée en unifiant la notation musicale. Là où il y avait autant de musiques que de musiciens, il a fait naître la musique. Et si le silence qui suit du Bach n'est pas toujours de lui, les musiques nées après lui lui doivent toutes quelque chose, jazz y compris. Le cinéma a également cherché, dès ses origines, à établir une langue universelle: là où les mots ont toujours besoin d'être traduits, les images et les sons touchent immédiatement. Nous verrons comment cette ambition d'universalité commune à Bach et au cinéma se manifeste à travers des films comme Casino, Solaris, Incassable, De battre mon coeur s'est arrêté, etc.


5 mai 2018

Bernstein, la joie de la musique

Leonard Bernstein, à la fois pianiste, chef d'orchestre et compositeur, aussi bien pour l'orchestre que pour le cinéma, a multiplié les ponts entre la musique et le grand public, sans jamais rien perdre de son exigence. Capable de passer en un clin d'oeil de la comédie musicale la plus légère à l'interprétation d'un concerto de Chopin, et en un coup de baguette d'un concert pédagogique pour les enfants (les fameux Young People's Concerts avec l'orchestre philharmonique de New York) à la direction d'une symphonie russe, personne mieux que lui n'a su incarner et partager, à travers la diversité des musiques qu'il a créées, interprétées ou commentées, la joie essentielle de la musique.

 

16 juin 2018

L'art invisible

Le cinéma partage avec la bande dessinée ce que l'on pourrait appeler, pour reprendre l'expression de Gilles Deleuze, "image-mouvement", c'est-à-dire une image faite pour être en relation avec d'autres images plutôt que valant pour elle-même, comme en photographie. Adaptation, storyboard... Cinéma et bande dessinée entretiennent des relations de proximité qui prêtent parfois à confusion, mais toujours de manière fertile. En nous appuyant sur des films comme Incassable, X-Men, Spiderman ou Indiana Jones, nous essaierons de comprendre la nature exacte de la relation entre cinéma, musique et bande dessinée.

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